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 — shouldn't be a good in goodbye (robbie).

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Reese Carstairs
but everything's turning dark to you.
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Messages : 81
Credits : morrigan ❖ tumblr.
Quote : « she was born of fire, of unhampered desire, strong as stone »
Job : (fake) housewife.
Relationship status : married to luke, has feeling for another man.

EVERYTHING ISN'T ENOUGH.
on/off: (off → robbie, leo, warren).
Carnet d'adresses:

MessageSujet: — shouldn't be a good in goodbye (robbie).   Mer 12 Juil - 19:47



✽ ★ ✽
“and i can barely look at you but every single time i do
i know we'll make it anywhere away from here ”

« Depuis combien de temps ça dure ? » La voix de Luke résonne comme une gifle acide. Reese est là. Debout. Le dos collé au mur. Elle ne bronche pas. Encore sous le choc. Encore à moitié  anesthésiée par ce qui se passe. Il sait. Il sait tout. Tout ça aurait pu résonner comme une délivrance. Un moyen d'échapper à cette vie de mensonges. À des sentiments inexistants. Mais au lieu de ça, c'est l'amertume qui vient se profiler au creux de ses veines. La peur aussi : celle de perdre son quotidien doré. Celle de perdre celui qui a causé le trouble dans son cœur. Celui qui est venu remuer son âme telle un bourreau des cœurs.  Celui qu'elle ne nommera pas maintenant. « Peu importe. Ça changerait quoi de le savoir ? » Rien. Elle le sait. Les faits sont là. Il a compris qu'elle ne l'aimait pas. Il a saisi à quel point ce mariage n'a de symbolique que le nom. Elle ne sait pas comment. Ni grâce ou plutôt à cause de qui, mais la voilà prise au piège. Un piège qu'elle a tendu de son propre chef et qui se ferme sur sa silhouette aussi fragile que sensuelle. Reese pourrait se justifier. S'excuser. Chercher à récupérer un semblant de respect de la part de Luke. Elle pourrait continuer la grandiloquente comédie et se bercer de paroles faussement amoureuses.  Mais rien. Aucun mot ne parvient plus à sortir de ses lèvres. Paralysée. Perdue. Apeurée. C'est un tas de sentiments qui créent une tempête sans égal au creux de son être tout entier. Luke serre les poings. La ligne de sa mâchoire se crispe davantage. Il reste à distance de son épouse. Son regard noir est en mesure de la foudroyer sur place. « Tu l'aimes ? » La question qu'elle cherchait à éviter. Son regard est brillant. Son souffle est saccadé et en suspend. Elle pourrait lui répondre que oui. Elle pourrait lui dire que l'amour ça se contrôle pas. Que d'une vulgaire baise endiablée sont nés des sentiments tellement plus forts. Tellement différents. Des sentiments qu'elle a pas désiré. Des sentiments qui sont venus la foutre en l'air autant qu'ils ont fait d'elle une femme vivante. Un passé oublié grâce à lui. Une carapace à moitié percée. Des sourires qui avaient un goût d'éternel. Alors si Reese ne dit rien, ses yeux cèdent à l'inavouable. C'est un rire cynique qui s'échappe de la bouche crispée de l'homme. Il secoue la tête en balançant de rage un vase de faïence au sol. Surprise – la blonde sursaute. Elle sent les battements de son cœur s'accélérer. Elle veut reculer – mais n'y arrive plus. Elle veut dire quelque chose – mais se voit muette. Comme si tout vient la ramener à la fille des rues qu'elle a été. À cette gamine perdue. À cette gamine qui bouffait la poussière pour tenter de survivre. « Tu penses sérieusement qu'il va t'aimer en retour ? Robbie Reynolds n'aime qu'une personne : lui-même. Il aime l'argent et le pouvoir. » Dit-il en commençant à se rapprocher de sa femme. Un pas lent. Ça devient un supplice. Ses mains se collent aux murs alors que sa cage thoracique se soulève à vive allure. « Tu n'es et ne seras jamais rien de plus pour lui qu'une femme de passage dans son lit » Touchée – coulée. Elle voudrait le faire taire. Lui démontrer de toutes les manières possibles qu'il se trompe. Et pourtant au fond, Reese a peur. Elle se dit qu'il a raison. Qu'elle n'est qu'une fille de plus. Qu'il pourra l'oublier aussi vite qu'il a su être envoûté par son charme. Que d'ici quelques mois son prénom ne sera qu'un vague souvenir. Un souvenir dont la brûlure sur ses lèvres et sa peau aura définitivement disparu. Reese observe Luke. Ce dernier extirpe un dossier de sa valisette d'un cuir hors de prix. Elle ne comprend pas trop où il veut en venir. Il dépose avec soin les feuilles de papier sur la table. Et un sourire au delà du sadisme se dessine sur sa bouche. « Tiens. Ouvres ce dossier. Découvres par toi-même qui est vraiment ton cher et tendre. Un golden boy qui croit pouvoir oublier ce qu'il était. Et surtout ce qu'il a fait » Les propos de Luke éveillent la curiosité de la blonde. Cette dernière se dit qu'il bluffe. Que tout ça ce n'est qu'un moyen de la retenir. De la manipuler comme une poupée de chiffon. Un chiffon qui vient de frôler le sol. Quelques secondes. Quelques minutes. Puis elle se décolle du mur et s'approche de la table. En ouvrant la pochette cartonnée, elle découvre des photos de Robbie dans un sale état. Elle lit des phrases parlant de drogues, de violences, de vengeance. Elle ne comprend pas. Elle ne saisit pas le fond de l'histoire. Encore moins pourquoi Luke lui montre ça. Ce dernier s'avance. Il se trouve à présent collé au dos de la blonde. Son souffle chaud caresse sa peau. « Tu vois ce qui arrivera à Robbie si tu te tires Reese ? J'hésiterais pas à payer pour qu'il finisse dans un caniveau. Tu partiras pas. Tu entends ? » Dit-il en la retournant de force.   Il agrippe sa gorge avec violence. Sa main serrée – prête à l'étouffe. Elle n'arrive même pas à cracher un cri de surprise. Elle a mal. Son échine est malmenée. Il la fait reculer et l'oblige à cogner de force contre le mur. Cette fois-ci, l'époux trompé ne se contrôle plus. Il vient la malmener – comme son ego l'est depuis bien longtemps. « Ton fric ne me fera t'aimer Luke. Ton fric ne me fera pas me mettre à genou et t'offrir ce que tu réclames depuis des mois » Du sexe. Quelque chose que Reese n'arrivait plus à feindre. Comme des pseudos sentiments d'épouse aimante et heureuse. C'est la goutte d'eau. Le soupçon d'insolence en trop. Luke cogne son poing contre le mur à proximité du visage de la belle. Puis sans qu'elle ne le réalise, le revers de la main masculine cogne sur son visage de poupée. Sa lèvre abimée, son œil endolori. Surprise. Suffoquant face à des larmes qui commencent à dévaler. Il l'attrape à nouveau. Il la secoue alors qu'elle lui hurle d'arrêter. Mais il n'entend rien. Obnubilé par la rage. Par la soif de vengeance. De la voir souffrir comme il souffre sûrement. D'y avoir cru. D'avoir vu en Reese cet amour éternel. Putain de comédie dramatique.  Sans concession, il balance la silhouette de la belle au sol. Son corps disloqué tombe à terre. Son visage cogne le carrelage froid. Elle ne bouge pas. Endolorie. Blessée. À bout. Comme si le Karma venait de déployer ses ailes sombres au dessus de sa tête. Tu es foutue Reese.

- - - - - - - - -

Recroquevillée. Harassée. Encore marquée par la violence passée. La lèvre à peine cicatrisée. Un coquard violacé qui rend son regard triste et brisé. Des traces autour de son cou masquées par un fouloir de soie. Reese est seule dans la grande maison. Luke est parti. Il a claqué la porte – obligé de se rendre à New-York pour affaires. Il a menacé son épouse avant son départ. Lui interdisant tout contact avec son amant. Lui promettant le pire si elle faillissait à sa promesse. Elle n'a rien dit. Elle n'a pas bougé. Son regard vide – autant que son âme. Elle a choisi de protéger le trader. Mettre de côté ses sentiments pour qu'il soit épargné. Elle a décidé de s'éloigner de lui. D'abandonner ses rêves inavoués de l'avoir pour elle. Elle s'est dit que le voir vivant valait tous les sacrifices du monde. Reese se dit qu'il l'oubliera vite. Comme une brise. Comme une tempête débarquée trop vite – et repartie à la même vitesse. Sur la table basse, trône le fameux dossier. La blonde a fixé chaque clichés, chaque lettre, chaque article, chaque pièce rapportée en tentant de comprendre. Le golden boy n'avait rien de parfait. Un passé sûrement aussi sombre que le sien. Des souvenirs qu'ils n'ont jamais cherché à échanger. Il n'y avait pas de quoi le faire. Parler de ça revenait à rendre réel ce que les amants maudits cherchaient à tout prix à oublier. L'enfer a repris ses droits. L'enfer règne maintenant en maître sur le quotidien de Reese. Éteinte et vide. La poupée de porcelaine est devenue brisures. Elle n'a répondu à aucun appel, aucun message du trader. S'il lui manque cruellement – elle tient bon. Pour lui. Pour cet amour qu'il a fait naître. Un sacrifice dont ce dernier n'a même pas idée. Parce que Luke continue sa propre comédie. À faire semblant de tout. À le manipuler en le prenant pour le fils qu'il n'a pas eu. Pour finir – un jour – par le prendre à son propre piège. Quand la sonnerie de la porte d'entrée retentit, la blonde sursaute. Elle sent son cœur battre à une allure démesurée. Elle n'attend personne. Elle ne veut voir personne. Reese attrape le dossier qu'elle range en vitesse dans un tiroir de la commode du salon. En se rendant face à la porte, elle hésite. Elle voudrait feindre une absence totale. Ne pas répondre. Ne pas avoir à montrer son visage meurtri. Des blessures à peine camouflées par son maquillage. Mais elle doit ouvrir. Elle est certaine qu'il s'agit encore de quelqu'un qui vient pour la surveiller. Sur demande de Luke. Ce pigeon devenu diable. Ce pigeon devenu le roi de la situation.  Sa main tremblante tourne la poignée dorée. Et c'est à ce moment précis que son regard croise celui de Reynolds. Elle manque de défaillir. Elle respire à peine. Elle étouffe. Ses yeux se déportent à droite – à gauche. Reese tente de s'assurer que personne ne surveille les alentours. Elle avale à peine sa salive. Sa trachée brûle. Les larmes menacent de s'écrouler sur ses blessures. Elle ne voulait pas le voir. Pas ici. Pas face à son corps meurtri. Parce qu'elle sait que les questions vont pleuvoir. Elle sait que les mensonges vont retentir. En temps normal, il aurait dû se contenter de l'ignorer. De se faire à son absence. Et d'attendre. « Robbie ? » Souffle-t-elle d'une voix brisée. Une voix rauque qui retrace tout le poids de la douleur. De cette souffrance intime qui ronge son être tout entier depuis deux semaines maintenant. « Pourquoi tu es venu ici ? » Son attitude est froide. Distante. Elle recule d'un pas comme pour l'empêcher de se rapprocher. Elle tire sur son sweat pour se protéger. Pour lui interdire de voir d'autres blessures. Pars, Robbie. Pars. On a raté le coche. Le train est parti sans ce wagon. Il a emporté ce qu'on était. Nos sentiments flottent ailleurs. Pars. Je ne serais plus qu'un souvenir. Pars. Tout ça reste bloqué au fond de sa gorge. Comme à chaque fois.

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x x and when the days are cold and the cards all fold (and the saints we see are all made of gold).
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