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 on s'est quitté l'amour dans l'âme ø megara

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Gabe Massimo

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Quote : “Every man has his secret sorrows which the world knows not; and often times we call a man cold when he is only sad.”
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MessageSujet: on s'est quitté l'amour dans l'âme ø megara   Dim 21 Mai - 22:09

La soirée s'annonçait calme. Le tourbillon administratif avait enfin cessé. Gabe était loin de se douter u'acheter un club de striptease pouvait générer autant de paperasse. Un sac de sport remplis de billets ne suffisaient pas visiblement ici il fallait faire les choses bien, une grande première pour Gabe. Mais cela avait peu d'importance maintenant que tout était en ordre. L'electric ladyland était à lui, il était le propriétaire des lieux et franchement ça faisait du bien d'être de nouveau le roi de quelque chose. Même si c'était un club de striptease piteux dans un bled perdu. Après tout ce qu'il avait vécu à Los Angeles, il était temps qu'il se stabilise un peu. Après avoir refusé de trouver un appartement pendant des mois, il avait finalement quelques visites de prévu. À la base, il ne voulait absolument pas trouver un appart pour éviter de s'enraciner ici mais il en avait marre de la literie toute flinguée de l'hôtel et aspirait à un peu d'intimité, entendre les prostituées du coin se faire baiser dans la chambre à côté ce n'était franchement pas ce dont il avait envie lorsqu'il rentrait du taff et qu'il voulait juste dormir. Sand Valley lui réussissait finalement. Quand il repensait au pourquoi du comment il était là...

Il s'interdisait de penser à elle, il avait banni son nom de son esprit et avait rassemblé son courage pour supprimer tous les textos et toutes les photos qu'il avait d'elle. A part une ou deux, qu'il gardait dans un coin de son téléphone et qu'il refusait de regarder. Car c'était les laisser gagne une fois de plus. C'était revivre le moment où ils les avaient vu tous les deux au sommet de cette colline dans les hauteurs de Los Angeles. Il se souvenait des lumières de la ville derrière eux, la main de celle qu'il aimait dans celle de son frère. Etait-ce possible d'avoir plus mal que ce soir-là ? Il avait senti son coeur se briser, il se souvient avoir sorti son arme pour les descendre l'un et l'autre. Il se souvient avoir sorti son flingue et le pointer sur son frère et celle qui l'avait trahi. Une seconde plus tard les membres du gangs le ruer de coups, comme pour lui montrer qu'il n'était plus le chef. Ils l'avaient piétinés, le laissant pratiquement pour mort dans le sable. Puis Léo lui avait ordonné de ne plus jamais revenir s'il tenait à la vie. Gabe s'était demandé pendant des nuits entières ce qu'avait ressenti Megara à le voir se faire traiter comme une merde De la satisfaction ? De la pitié ? Du plaisir ? Ils avaient vécus des choses mais rien de tout ça n'était réel.

"Shonda, met Xiomara sur le podium n°1 et prends toi ta pause clope." L'afro-américaine hocha la tête et disparu derrière le rideau, le laissant seul dans son espèce de bureau où un énorme coffre fort trônait à l'arrière de la pièce. Gabe se dirigea vers les quelques liasses de billets qui attendaient d'être mises au chaud et alors qu'il composait la combinaison Shonda passa à nouveau sa tête entre les rideaux. "Désolée boss mais y'a une meuf à l'entrée du club. Elle est pas accompagné d'un mec, alors à moins qu'elle veuille postuler j'pense qu'on peut la dégager, non ?" Gabe haussa un sourcil. Il allait être face à un tas de nouvelles situations inédites dans les jours à venir et celle-ci n'y manquait pas. "J'arrive." Gabe cacha les liasses dans un tiroir et quitta son bureau. Il imaginait que la nana qui s'était ramené sans compagnie était peut-être un peu perdue et un peu honteuse de venir demander du taff dans un endroit pareil. Il allait la décoincer. 

Gabe traversa donc le club jusqu'à l'entrée d'un pas vif, évitant les gens, regardant si ses danseuses faisaient leur job. Il arriva vers l'entrée et là il stoppa net. Il pouvait reconnaitre ces courbes entre 1000. Il pouvait reconnaitre ces cheveux les yeux fermés, il connaissait cette paire de talons hauts. Non ce n'était pas possible... Ça ne pouvait pas...

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Dernière édition par Gabe Massimo le Lun 22 Mai - 20:30, édité 1 fois
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Megara Marchesi

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MessageSujet: Re: on s'est quitté l'amour dans l'âme ø megara   Lun 22 Mai - 1:05

Fraîchement arrivée, Megara ne manquait pas de dépaysement. En effet, cette petite ville rurale n'avait rien de similaire à Los Angeles qu'elle avait toujours connue. Elle ne se sentait pas dans son élément et avait clairement besoin d'un temps d'adaptation pour se familiariser à ce nouvel environnement. Même si, pour le moment, elle n'avait aucune idée de combien de temps elle allait rester. Tout dépendrait du déroulement des événements, bien que, malgré tout, elle ne se voyait pas se plaire ici, et encore moins s'éterniser. D'ailleurs, la raison de sa venue n'avait rien de réjouissant. Elle n'était pas venue par plaisir mais pour tenter de rattraper ses erreurs, et cela auprès d'une seule personne. Gabe. Leur histoire n'avait rien d'ordinaire et si elle était ici aujourd'hui, ce n'était pas simplement en raison d'une dispute qui avait mal tournée. Cela aurait été sans doute bien plus facile à gérer, mais la situation dans laquelle la jeune femme se trouvait actuellement était beaucoup plus ardue. Un être humain était capable de pardonner beaucoup de choses, mais une trahison, c'était peut-être un peu trop demandé. D'autant plus qu'il ne s'agissait pas du schéma traditionnel où l'on va voir ailleurs le temps d'une nuit avant de se réveiller avec des regrets, comme cela arrive dans une majorité de relations. Ce qu'avait fait Megara était davantage accablant et tordu si bien qu'elle préférait ne plus y penser. Pas intentionnellement du moins. Après tout, elle avait ressassé toute cette histoire durant les derniers jours et les semaines précédentes, ce qui était bien suffisant. Et là, elle avait besoin de toute sa tête pour se préparer à ce qui allait suivre.

Faisant claquer ses talons au sol à mesure qu'elle progressait dans une ruelle déserte, la brune était partagée entre l'appréhension et l'excitation. Elle avait bien évidemment hâte de revoir Gabe même si elle savait très bien qu'il n'allait pas l'accueillir à bras ouverts. Elle s'était même préparée à l'éventualité qu'il lui demande de partir sans prendre le temps de l'écouter. Pour être honnête, c'est exactement ce qu'elle ferait si elle était à sa place. Réprimant un frisson en resserrant son blouson en cuir contre elle, elle se félicita d'avoir opté pour un jean à la place d'une robe courte. S'il pouvait faire une chaleur étouffante la journée, l'air frais reprenait sa place une fois la nuit tombée. Après encore quelques minutes de marche, Megara arriva finalement à l'adresse qu'on lui avait donnée avec une mine de stupéfaction le matin même. En même temps, une jeune femme qui vous demande où se trouve le club de strip-tease, ça a de quoi interpeller. Cela l'avait amusée mais elle ne s'en était pas formalisé plus longtemps. Approchant du club en question, elle aperçut deux hommes à l'entrée, une cigarette à la main. Ces derniers la remarquèrent également puisque l'un d'entre eux lui fit une réflexion qu'elle ignora complètement avant de pénétrer à l'intérieur du bâtiment. A l'ouverture des portes, une musique sensuelle lui parvint jusqu'aux oreilles. Elle avança alors doucement tout en laissant son regard se balader autour d'elle, définitivement à la recherche de quelque chose ou plutôt quelqu'un. Les danseuses étaient déjà en plein travail, exerçant leur charme sur des hommes qui les dévoraient du regard. Il y avait fort à parier pour que les deux hommes à l'extérieur s'imaginaient la revoir sur un de ces podiums, mais ils pouvaient toujours espérer.

Peu de temps s'écoula avant qu'une silhouette qu'elle reconnut dès les premières secondes se dirigea vers elle d'une allure assurée. Puis celle-ci se stoppa dans sa marche, et c'est à ce moment là que la jeune Marchesi sut que Gabe avait réalisé qui se trouvait face à lui. Inutile de préciser à quel point il semblait surpris de la trouver ici, cela se voyait clairement à son regard expressif. Voyant que le jeune homme ne bougeait plus, ce fut elle qui prit l’initiative de réduire l'espace qui les séparait en avançant vers lui. Elle se contenta tout d'abord de redécouvrir son visage en gardant le silence, sentant son cœur se resserrer peu à peu. Elle n'était pas certaine de ce qu'elle ressentirait en le revoyant, mais maintenant, elle était sûre qu'il ne la laissait pas indifférente. Par ailleurs, sa présence ici en était bien la preuve. « Un club de strip-tease, hein ? » lança-elle afin de ne pas laisser le silence s'installer trop longtemps entre eux. « Ça te ressemble. » Elle n'était subitement plus sûre d'elle-même, pourtant, elle agissait comme si c'était tout le contraire. Une faculté qu'elle avait toujours maîtrisée et dont elle usait une fois encore ce soir. « Je me doute que je dois être l'une des dernières personnes que tu as envie de voir... mais j'aimerais que tu m'accordes quelques minutes. » La dernière personne qu'il devait avoir envie de voir était sans aucun doute Léo, son frère cadet, ce qui faisait d'elle l'avant-dernière personne. Un classement dont elle ne pouvait pas être fière. « S'il te plaît. » ajouta-t-elle, espérant qu'il ne la mettrait pas à la porte dans les secondes qui suivent.

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MessageSujet: Re: on s'est quitté l'amour dans l'âme ø megara   Lun 22 Mai - 20:48

Il avait imaginé cent fois le jour où il la reverrait. Peut-être même mille. Il débarquerait dans la villa que son frère occupait maintenant qu'il l'avait détrôné, il surgirait dans leur chambre et le tuerait devant ses yeux, juste pour qu'elle comprenne à quel point ça faisait mal de perdre la personne qu'on aime. Il avait imaginé qu'il débarquait dans son bar et la kidnappait pour de bon cette fois. Puis d'autres nuits, il repensait à la douceur de sa bouche et le parfum de ses cheveux, au nombre de fois où il avait tenté de faire l'amour avec elle et qu'elle l'avait repoussé à chaque fois, l'obligeant à se soulager avec des nanas dont il avait strictement rien à foutre. Il repensait à son rire, à l'expression qu'elle avait quand il jurait un peu trop fort ou qu'il tentait de la prendre dans ses bras de force pour la serrer contre lui. Megara avait tout bouleversé dans sa vie. Il était tombé amoureux pour la première fois, un amour brûlant et passionnel. Il savait depuis le début qu'il l'aimait plus qu'elle ne l'aimait. Il le savait car elle mettait parfois des jours à répondre à ses appels ou qu'elle se dérobait dès qu'elle le pouvait. Quoique... Maintenant il se demandait si ce n'était pas plutôt parce qu'elle allait rejoindre Léo à chaque fois. La vision d'eux deux en train se tenir la main ne cesser de le hanter. C'était le châtiment suprême, la croix qu'il porterait toute sa vie peu importe où celle-ci le conduirait. 

Elle ouvrit la bouche et lorsque sa voix s'éleva dans les airs ce fut comme si tout le club de striptease devint soudainement silencieux. Il n'entendait plus que sa voix suave, c'était d'ailleurs ce qu'il avait remarqué en premier chez elle. Il s'attendait à une voix aigüe, de petite fille, la première fois qu'il avait vu mais il avait été surpris par une voix suave, presque rauque et un peu cassée. Il pensait que c'était dû à la clope mais il avait fini par se rendre compte que c'était 100% naturel. Qu'est-ce qu'il n'aimait pas chez elle de toute façon... Il n'arrivait pas à parler. Pour X raison, aucun mot ne sortait de sa bouche. Il s'était répété un milliard de fois ce qu'il se dirait le jour où il la verrait à nouveau mais évidemment rien ne sortait. C'était tellement cliché mais c'était tellement vrai. Elle lui demanda quelques minutes et Gabe était toujours là devant elle, la mâchoire contractée, tous les muscles tendus sous son tshirt noir, incapable d'aligner trois mots. Il la jaugea du regard un moment et prit le chemin de son bureau, l'invitant à la suivre d'un signe du regard.

Ils pénétrèrent dans son bureau où une clope était en train de se consumer à l'intérieur d'un cendrier. Les liasses de billet que Gabe n'avait pas fini de compter était encore entassées sur un gros canapé en cuir près du coffre-fort. Une bouteille de whisky pure malt trônait sur le grand bureau noir où étaient posés plusieurs iphones et de la paperasse. Gabe s'alluma une cigarette, il en avait bien besoin. Il regarda le visage de Megara à travers les volutes de fumée. "J'arrive pas à croire que tu sois là, devant moi." Son cerveau semblait incapable de process l'information. C'était comme si un voile lui était tombé devant les yeux. "Pourquoi t'es là ? Léo t'a demandé de me faire passer un message ? Si tu veux tu peux lui passer le mien. Dis lui d'aller se faire enculer." La haine était toujours là, elle était même plus forte. Il se demandait comment elle pouvait avoir le culot de venir le chercher ici. Il espérait que ce n'était pas Léo qui avait découvert sa nouvelle cachette, si c'était le cas les choses risquaient considérablement de se compliquer pour lui. Il n'y avait que son meilleur ami Brax qui savait qu'il était là et lui ne l'aurait jamais trahis, du moins Gabe l'espérait bien qu'il n'était plus sûr de rien depuis le soir où il avait trahis par celle qu'il considérait comme l'amour de sa vie. "Qui t'a dit que j'étais ici ?" Maintenant qu'il y pensait Brax ne lui répondait pas depuis quelques jours... Le bâtard. C'était lui qui lui avait dit. "Si c'est Brax qui t'a donné cette adresse, j'ose même pas imaginer le nombre de mythos qui lui a débité à la minute pour qu'il te lâche l'info. Faut dire que les mythos ça te connaît, hein ? T'es vraiment très insolente d'être venue jusqu'ici." Il ne parvenait même pas à affronter son regard, il se sentait faible à ses côtés. Elle était sa kryptonite, sa plus grande faiblesse et c'est parce qu'elle l'avait rendu faible qu'il avait tout perdu.

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MessageSujet: Re: on s'est quitté l'amour dans l'âme ø megara   Mar 23 Mai - 19:42

Le manque d'élocution de Gabe montrait clairement que la présence de la jeune femme le perturbait. Il ne s'attendait certainement pas à cette visite surprise de sa part, et surtout pas après la manière dont les choses s'étaient terminées entre eux. Elle n'était certes pas dans ses pensées mais cela n'était pas difficile à deviner. Le regard qu'il lui adressait en disait long et se suffisait à lui-même. Par ailleurs, elle avait fréquenté cet homme pendant six mois, et contrairement à elle, il s'était toujours montré authentique, sans jamais agir comme quelqu'un qu'il n'était pas. Il était donc normal qu'elle le connaisse un minimum et puisse anticiper certaines de ses réactions bien qu'il n'en restait pas moins un Italien au sang chaud. C'est pour cette raison qu'elle ne pouvait être sûre de la façon dont il allait agir envers elle, et d'autant plus quand on prenait en considération l'horrible trahison qu'elle lui avait infligé. Qui sait, maintenant qu'elle était en face de lui, peut-être allait-il en profiter pour se venger. Elle se jetait totalement dans la gueule du loup en venant sur son territoire, seule, qui plus est. Soit elle lui faisait assez confiance pour savoir qu'il ne lui ferait pas de mal, soit elle était totalement insouciante. Après tout, Gabe était loin d'être un enfant de cœur. Elle en était consciente et ce côté dangereux lui avait toujours plu. En même temps, il y avait fort à parier pour qu'elle s'ennuie rapidement en compagnie d'un homme lisse avec une petite vie bien rangée. Le fait qu'elle ait toujours été attirée par les mauvais types n'était pas un hasard.

Tandis qu'il restait muet, se contentant de la dévisager, Megara se demandait si ce silence était intentionnel ou non. Ne savait-il pas quoi lui dire ou n'avait-il simplement pas envie de gaspiller sa salive pour elle ? Les deux hypothèses étaient probables. Elle en profita donc pour lui demander une faveur, celle de lui accorder quelques minutes afin qu'ils puissent discuter. S'il acceptait, sa venue ne serait pas vaine. Finalement, il l'invita à le suivre, ce qu'elle fit sans se faire prier. Ils atterrirent dans une pièce plus au calme de laquelle se dégageait une odeur de tabac qu'elle devina comme étant son bureau. Au moins, c'était beaucoup plus intime que l'entrée du club. Elle ne manqua pas de remarquer les liasses de billets sur le canapé en cuir, signe que c'était bien ici que s'effectuaient ses business. Mais elle reporta bien vite son attention sur le propriétaire des lieux qui s'allumait une cigarette avant d'entrer dans le vif du sujet. Elle ne fut pas surprise de l'entendre lui dire qu'il n'arrivait pas à réaliser qu'elle était en face de lui, c'était tout à fait compréhensible. « C'est moi qui suis surprise de te trouver là. » Après tout, cette petite ville n'avait rien de Los Angeles, même s'il n'était pas compliqué à comprendre que c'était justement le but recherché. Il ne perdit ensuite pas de temps à l'interroger sur la raison de sa venue, et forcément, il évoqua Léo, chose qu'elle avait prédite. « Je ne suis pas ici pour Léo. » Encore fallait-il qu'il accepte de la croire. Il pouvait très bien s'imaginer qu'elle comptait lui mentir et le manipuler encore une fois, ce qui était légitime. « Il ne doit même pas savoir que tu es là en plus. » Maintenant qu'il avait eu ce qu'il voulait et qu'il était chef de gang, il devait avoir autre chose à faire que de poursuivre son aîné qu'il avait évincé.

Naturellement, Gabe chercha à savoir qui lui avait refilé le tuyau concernant sa nouvelle localisation. Il fit le rapprochement avec Brax, son meilleur ami qui, en effet, était celui qui lui avait donné cette adresse, et ne se priva pas de lui lancer une remarque acerbe en complément. Le pire, c'est qu'il avait raison. Nier cette accusation ne servirait strictement à rien, si ce n'est à lui mentir davantage. « C'est moi qui suis allée voir Brax, et crois-moi, j'ai été discrète. Puis tu le connais, il a été dur à convaincre. » Peut-être avait-il fini par la croire à force de lui répéter qu'elle regrettait, à moins qu'il ne lui ait lâché l'information pour se débarrasser d'elle. « C'est pour toi que je suis venue, Gabe. » Tout au long de la discussion, il évitait son regard, ce qu'elle ne manqua pas de remarquer. « Regarde-moi. » lui demanda-t-elle un peu plus fermement en se rapprochant de lui. Même s'il n'avait pas confiance en ses mots, peut-être allait-il croire en sa sincérité en la regardant dans les yeux. Après tout, ne dit-on pas qu'il s'agit du miroir de l'âme ? « Je suis désolée. » reprit-elle, s'aventurant en terrain inconnu. Elle n'avait pas pour habitude de présenter ses excuses, et encore moins à un membre de le gente masculine. « Je suis désolée de t'avoir menti et de t'avoir entraîné dans toute cette combine... De la manière dont Léo t'a traité. Je sais que j'aurais dû le quitter plus tôt, j'ai été conne de me fier à lui. » A croire qu'elle n'était pas la seule à savoir manipuler les gens, le benjamin de la fratrie Massimo était en effet le maître dans ce domaine. « Et je suis désolée que tu aies tout perdu par ma faute. » Bien que rien ne l'obligeait à accepter ses excuses, il méritait de les entendre.

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Dernière édition par Megara Marchesi le Dim 4 Juin - 18:10, édité 1 fois
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Gabe Massimo

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MessageSujet: Re: on s'est quitté l'amour dans l'âme ø megara   Mer 24 Mai - 21:43

Gabe laissa la cendre de sa cigarette s'échouer lamentablement sur le sol de son bureau. Le temps s'était comme arrêté dans ce petit local. L'odeur du tabac masquait momentanément le parfum de Megara et il en redemandait déjà encore. Cette femme était son addiction. Il avait mené toute sa vie sans ressentir grand chose pour quiconque. Même la mort de son père ne l'avait pas vraiment affecté. C'était un homme dur, sans foi ni loi, qui ne lui avait jamais témoigné ne serait-ce que le moindre signe d'affection. Gabriel, malgré son nom d'ange, avait été élevé dans une violence extrême. Il savait tirer à 10 ans, avait vu son premier cadavre à 6 ans et le reste appartenait à l'histoire du gang. Il avait donné toute sa vie à cette organisation malfaisante et Megara avait été la première personne à être capable de le détourner de tout ça. Pendant les six mois où ils s'étaient fréquentés, Gabe avait peu à peu mis ses méfaits de côté, il lâchait plus de lests à ses hommes, déléguait au maximum pour s'enfuir en mot dans la nuit, Megara cramponnée à sa taille. Ils avaient souvent dormis ensemble, elle ne l'avait jamais laisser la toucher, prétextant qu'elle refusait d'être une de plus où passer après les autres, qu'il ne l'aurait pas si facilement. Elle ne croyait pas si bien dire. Encore aujourd'hui, Gabe n'arrivait pas à croire que tout était faux. Il y avait des regards qui ne trompaient pas, n'est-ce pas ? Ils avaient eu des longues discussions dans la pénombre de son immense chambre dans les hauteurs de LA. Elle n'avait pas pu tout feindre, n'est-ce pas ? Gabe s'était posé la question un milliard de fois. Il sentait physiquement cette peine pour la première fois de sa vie. Personne n'avait été là pour le soutenir à part Brax. Et encore, le jeune afro-américain avait fini par se lasser par toutes ces histoires de rivalité fraternelle. 

Elle n'était pas ici pour Léo. Alors elle était ici pour lui ? Gabe resta interdit. Il avait l'impression d'être en plein rêve, c'était le genre de scène qui allait au delà de son imagination. La femme de sa vie, en face de lui, dans cette boite de striptease glauque. Si elle n'était pas ici pour Léo, alors elle était ici pour qui ? Gabe se demanda alors si par miracle elle avait ressentie pour lui un centième de ce qu'il avait ressenti pour elle. Il fut rassurer lorsqu'il rajouta que Léo ignorait qu'il était ici. C'était une bonne chose, Gabe n'avait pas la force d'affronter son frère une deuxième fois, en tout cas pas maintenant alors qu'il était en train de réfléchir à la vengeance la plus terrible qu'on ait jamais infligé à quelqu'un. Gabe avait juré devant Dieu que la trahison de son frère ne resterait pas impunie. Il ferait justice lui-même, c'était plus qu'une promesse, c'était une croisade contre son propre sang. Elle le rassura par rapport à Brax, lui disant qu'il avait été dur à convaincre. "J'en doute pas mais qui te résiste de toute manière à toi ?" soupira t-il en laissant son regard mourir dans le vide. Il se souvenait de comment les types la regardait dans le bar, il s'était battu maintes fois pour elle car il ne supportait pas d'entendre des remarques ou des rumeurs graveleuses à ce sujet. Il avait coupé au visage avec un tesson de bouteille un type qui s'était vanté de l'avoir sauté derrière le bar un soir après la fermeture. Megara lui avait fait la gueule pendant trois semaines, le traitant de taré. Il avait cru la perdre déjà ce soir-là.

 Et contre toute attente, elle lâcha la réponse qu'il attendait. Elle était là pour lui. Il tressaillit, il sentait sa machoire se contracter sans qu'il puisse contrôler le moindre de ses muscles. Et elle lui demanda de la regarder. Gabe leva lentement la tête vers Megara. "Te regarder ? Mais tu sais ce que ça me fait de te regarder Megara ? Tu sais à quoi je pense quand je te regarde ?" Il s'avança dangereusement d'elle mais elle ne se démonta pas. L'obligeant à s'arrêter dans son ascension vers elle : elle était désolée. À vrai dire, elle l'impressionnait. Elle gardait la tête haute, ne faiblissait pas, débitant son discours qui visiblement semblait bien roder. Peut-être qu'elle se l'était répété sur la route jusqu'ici. "Oh, t'es désolée. Ma beauté, t'es désolée... Très bien alors génial ! Baisons sur ce canapé pour tout effacer !" s'énerva t-il. Il la saisit alors violemment par le bras, et se souvint soudainement d'à quel point son ossature était fine et légère. "Il t'a fait quoi hein ? Tu l'as surpris en train de se faire tailler une pipe par une des salopes avec qui il traine ? Tu t'es rendu compte que Léo Massimo était une merde ?" Il relâcha son bras brusquement, lui faisant perdre momentanément l'équilibre à cause de sa force qu'il ne contrôlait pas. Ce premier contact avait été comme une décharge électrique à laquelle il ne s'attendait pas. Il l'avait saisit dans un élan de colère, sans réfléchir. Il tenta de reprendre ses esprits, masquant son malaise. "T'as voulu jouer avec les Massimo et t'as perdu. Il essaiera de te descendre quand il saura où t'es, Léo est pire que moi. Léo est pas capable de..." Il allait dire 'pas capable d'amour' mais ça serait révéler sa faiblesse devant elle. Qu'est-ce qu'il était censé faire de ses excuses ? "T'aurais pas du venir Megara. Je t'ai déjà tout donné, tu m'as tout pris.. j'ai plus rien à t'offrir."

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MessageSujet: Re: on s'est quitté l'amour dans l'âme ø megara   Lun 5 Juin - 19:52

Peu de temps encore, la jeune femme se trouvait à Los Angeles, ressassant en boucle les erreurs qu'elle avait commises au cours de ces six derniers mois. C'était bien la première fois de sa vie qu'elle regrettait d'être allée au bout de quelque chose. Manipuler et mentir dans le but d'arriver à ses fins n'était pas une pratique à laquelle elle était étrangère et habituellement, mettre ses états d'âme de côté lui permettait d'atteindre la finalité recherchée sans se soucier des conséquences. Sauf que cette fois-ci, c'était différent. Elle n'avait pas prévu de se laisser prendre au jeu. D'apprécier réellement ses moments en compagnie de Gabe. Et encore moins de s'attacher à lui. Elle avait joué avec le feu et s'était brûlée, déclenchant un incendie qui ne l'avait pas seulement consumée elle. La principale victime de cette supercherie était Gabe qui avait littéralement tout perdu. Elle avait causé sa perte. Volontairement, en connaissance de cause. Aveuglée par Léo qui s'était servi d'elle, lui faisant miroiter un futur où sa mère profiterait du confort d'une maison décente. Au fond, sa principale erreur avait été de lui faire confiance. Ou peut-être simplement d'avoir croisé sa route.

Rapidement, Gabe fit le lien avec Brax. C'était grâce à ce dernier si Megara avait su où le trouver. Sans lui, elle serait toujours à Los Angeles, cela ne faisait pas l'ombre d'un doute. Il ne fut d'ailleurs pas facile à convaincre, mais comme toujours, la brune eut ce qu'elle voulait. Un fait que ne tarda pas à faire glisser l'ex chef de gang dans la conversation, comme si c'était la pire chose possible. En même temps, s'il lui avait résisté, rien de tout ça ne serait arrivé et il serait bien tranquille à l'heure actuelle. Sa vie ne serait pas devenue une telle catastrophe. Il serait toujours chef de gang et pas dans ce trou paumé, à la tête d'un club de strip-tease dont les principaux clients devaient être des pères de famille à la recherche d'excitation. Rien qu'à cette pensée, elle esquissa une grimace, se disant qu'il fallait avoir une certaine détermination pour accepter de se faire reluquer par de vieux pervers. Au moins, et même si le contexte était différent, elle n'avait pas eu besoin de se forcer avec Gabe. C'était un homme au physique plaisant, avec beaucoup de charisme. Il n'avait donc pas été difficile de mettre du cœur à l'ouvrage. Pourtant, et bien que Léo l'avait encouragée à coucher avec son grand frère pour être encore plus convaincante dans son rôle, prouvant ainsi quel genre de psychopathe il était, Megara ne s'était jamais adonnée aux plaisirs charnels avec Gabe. Et pourtant, celui-ci avait bien tenté à maintes reprises d'aller plus loin que de simples baisers et des caresses, mais à chaque fois, la jeune femme le stoppait avant que les choses ne dérapent. Elle trouvait toujours des prétextes, laissant le pauvre homme frustré. Ce n'était pas par manque d'envie, car, lorsqu'ils se retrouvaient tous les deux dans la chambre du ténébreux, à parler pendant des heures avec pour seule lumière la lune, bien-sûr qu'elle avait envie que ses mains chaudes explorent son corps nu. Que sa bouche embrasse chaque centimètre de sa peau. Qu'il lui fasse l'amour jusqu'au lendemain matin. Mais elle s'était refusée de se donner à lui dans cette situation, alors que toute leur relation avait été construite sur un plan tordu.

Quand elle lui annonça qu'elle était là pour lui, il sembla surpris. Il devait réellement s'imaginer que c'était pour Léo qu'elle avait fait tout ce chemin, et pourtant, il était loin de la vérité. Elle lui demanda de le regarder, ce qu'il fit, poursuivant par des propos amers. Il n'avait pas besoin de mettre des mots sur ses pensées pour qu'elle se doute de ce que sa vision provoquait chez lui. Rien de positif en outre. Le regard blessé de l'Italien parlait pour lui-même. Consciente que c'était entièrement de sa faute, elle lui fit part de ses excuses. Bien que sincères, elles eurent le même impact que de jeter de l'huile sur du feu puisque Gabe se rapprocha vers elle, menaçant. Comme souvent lorsqu'il s'énervait, Gabe se montra vulgaire et Megara fronça les sourcils, peu habituée à ce qu'il lui parle de la sorte. « Arrête ça. » Il s'empara de son bras avec vivacité, si bien qu'une douleur la traversa à cet endroit. Elle n'était pas l'une de ces brutes avec lesquelles il avait l'habitude de se battre, elle était plus fragile. « Lâche-moi Gabe, tu me fais mal. » ordonna-t-elle, bien décidée à ne pas laisser un autre Massimo la malmener. Finalement, au bout d'une poignée de secondes, il défit son emprise physique, libérant ansi son bras. Elle recula sous le coup, perdant quelque peu l'équilibre, son dos rencontrant le mur froid. Automatiquement, elle massa son bras, écoutant toujours son interlocuteur qui continuait de s'énerver contre elle, déversant sa rancœur. « Tu crois vraiment que c'est pour une histoire de cul que j'suis là ? Si seulement. » Loin d'être naïve, elle savait très bien quel genre d'homme Léo était. Quand elle était avec Gabe, il ne se gênait pas pour s'amuser avec des filles de passage. Mais non, ce n'était pas pour cette raison que c'était une merde pour reprendre les propos de l'aîné de la fratrie. En plus d'être un manipulateur, un menteur, un homme cruel et sans aucun principe, Léo Massimo était un lâche qui n'avait pas hésité à la frapper au visage après qu'elle ait osé lui tenir tête. Cela faisait un paquet de raisons qui expliquait pourquoi elle ne voulait plus qu'il fasse partie de sa vie. « Maintenant qu'il est occupé, il devrait vite m'oublier. » Du moins c'est ce qu'elle espérait. Elle n'avait pas besoin qu'il envoie quelqu'un à sa recherche, ce dont il était tout à fait capable. Laisser les autres faire le sale boulot, c'était bien son genre. « Je sais que c'est de ma faute si tu te retrouves là aujourd'hui, j'en suis plus que consciente, et si je le pouvais, je retournerais en arrière pour changer tout ça. Mais j'peux pas. » En effet, elle ne disposait pas d'une machine pour retourner dans le temps ce qui, compte tenu de la situation, aurait été fort utile. « J'vais pas te mentir. Oui, notre rencontre était préméditée. J'ai beau regretté beaucoup de choses depuis, les moments qu'on a passé ensemble n'en font pas partie. J'étais bien avec toi, et je sais que toi aussi. Toutes ces nuits passées dans ta chambre, à profiter simplement de la présence de l'autre... c'était vrai. » Elle croisa les bras contre sa poitrine et s'éloigna du mur avant de faire quelques pas. Son regard se posa sur le sol l'espace de quelques secondes puis se repositionna sur Gabe. « J'suis pas venue pour te prendre quoi que ce soit. Au contraire, j'aimerais pouvoir... me racheter. Je sais pas comment mais... » Elle laissa échapper un soupir. C'était beaucoup moins facile maintenant qu'elle se retrouvait face à lui. « Je sais que j'ai merdé. T'as même sans doute raison de me détester. Mais j'aimerais juste savoir si, au fond de toi, une part de toi serait partante pour arranger les choses. Ou du moins, essayer... »

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MessageSujet: Re: on s'est quitté l'amour dans l'âme ø megara   Mer 7 Juin - 16:37

Gabriel Massimo était la preuve vivante que lorsque le passé décide de vous ratraper, il vous retrouve toujours. Il avait été élevé pour être le chef de meute, pour être le maillon fort et le mâle alpha sauf que ce soir-là dans ce club de striptease miteux il avait du mal à rester en équilibre sur ses deux jambes. Il luttait contre une tornade de sentiments qu’il ne connaissait pas et qui lui faisait perdre ses moyens. La colère était le sentiment prépondérant, celui qui était le plus visible de l’extérieur car Gabe était habitué à être en colère. C’était un sentiment rassurant qui l’avait habité toute sa vie, la haine l’affectionnait également.  On lui avait répété toute sa vie qu’aimer était un signe de faiblesse et un moyen de pression pour les autres. Aimer c’était baisser les larmes et laisser quelqu’un prendre l’ascendant sur vous. La seule femme que Gabe avait aimé était sa mère, sa pauvre mère qui avait perdu la vie dans un accident de voiture plus que suspect alors qu’il n’était encore qu’un petit garçon. Cette tragédie avait conditionné toute sa vie, il avait vu son père changer drastiquement à partir de ce moment là. Il était devenu encore plus dur, il ne leur accordait que très peu d’attention et en général c’était les femmes des mecs du gang qui s’occupaient de Gabe et son frère. Une enfance peu glorieuse qui avait ravagé mentalement Massimo. Il pensait qu’il ne pourrait jamais plus avoir aussi mal que ce jour là puis Megara avait fait son entrée dans sa vie et on connaissait la suite… 
Il avait du mal à croire qu’elle était là pour lui, il ne comprenait pas pourquoi elle avait eu besoin de laver sa conscience immédiatement alors que pendant des mois elle avait joué le jeu et mené la danse sans aucun scrupule ni état d’âme, du moins en apparence. Gabe s’était insulté lui-même un nombre incalculable de fois, avec le recul, s’il n’avait pas été aveuglé à ce point il aurait pu voir la multitude de petits signes qui annonçaient la trahison suprême. Un regard, un geste, un portable mal verrouillé ou un appel un peu trop tardif. Gabe était un prédateur et rien ne lui échappait en temps normal. Il parvenait à toujours avoir un coup d’avance grâce à son côté calculateur et manipulateur, il était du genre à anticiper les coups bas de ses ennemis et à leur rendre leurs coups plus forts. Mais pas cette fois-ci… Cette fois-ci il n’avait rien vu venir. Pire encore il n’avait pas pu rendre les coups. Il avait été laissé pour mort dans le haut des sommets de LA et c’était un miracle qu’il ne soit pas tombé dans le coma ou qu’il ne soit pas mort d’une hémorragie interne/externe. Tu parles d’une vie…. 
 
Gabe aurait aimé savoir ce qu’il s’était exactement passé entre elle et Léo. Il se demandait quel affront il avait bien pu lui faire, ce professionnel des coups de pute. Ce petit bâtard avait plus d’un tour dans son sac quand il s’agissait de faire du mal à ses proches et il pouvait imaginer aisément ce qu’il avait dû faire subir à Megara pour que finalement elle se retrouve là devant lui. Ce devait être pire qu’une tromperie, car elle en menait vraiment pas large. Il osait espérer qu’il ne lui avait pas levé la main dessus, sinon il ne répondrait plus de lui-même et il irait lui même lui coller une balle entre les deux yeux sans plus attendre. Ca le soulagerait drôlement. “T’oublier ? Mais t’as même de la chance s’il t’a déjà ne serait-ce qu’apprécié. Tu devais être sacrément amoureuse parce que n’importe qui de normalement constitué aurait compris que Léo était tellement fucked up que y avait pas grand chose à en tirer. Mais t’es tellement butée…” Puis de manière totalement inattendue, elle resserra son étreinte autour de moi. Psychologiquement du moins, à défaut de le toucher physiquement. Ce qu’elle fit fut pire que lui envoyer un coup de poing.  Il se sentit happer par une abysse de sentiments plus noirs que son âme. Elle parla d’eux, de ce qu’ils avaient vécu, des nuits dans la chambre….  Elle savait quoi lui dire, elle savait lui parler. Elle avait toujours eu ce talent là : de l’apaiser comme de le rendre dingue. C’était d’autant plus flagrant maintenant après six mois de rehab spécial Megara Marchesi. C’était la pire des drogues dures et Gabe n’était pas préparé à cette prise opportune. Gabe serra les dents à nouveau, ses poings se contractent, faisant apparaître ses veines sous sa peau légèrement hâlée. “C’était vrai pour moi. Pour toi c’était de la merde, tu voulais juste m’affaiblir. Je sais pas comment j’ai fais pour être aussi con, les filles comme toi en général on les baise et on les rappelle pas.” Toujours faire mal, toujours humilier. C’était leur seul langage, Gabe avait tenté de vivre et ressentir autre chose pendant quelques mois mais le destin l’avait dissuadé de s’engager véritablement sur cette voie là en le faisant passer par la pire douleur qu’il n’avait jamais ressenti : celle d’un coeur brisé. “Tu veux te racheter ? Mais tu peux pas te racheter Meg. C’est trop tard, regarde moi. Regarde moi ! J’ai l’air de pardonner ? J’ai l’air d’être du genre à me réconcilier avec ceux qui m’ont niqué ? Fais pas comme si tu me connaissais pas un minimum quand même, fais un effort Megara.” La vérité c’est qu’il avait envie de lui pardonner, il avait envie de la prendre immédiatement dans ses bras et de tout oublier mais il avait peur que ça soit de nouveau un piège. Il se remettait à peine de ce qu’il s’était passé et souffrait encore de paranoïa, il se méfiait de tout le monde constamment. Même ici il avait eu besoin d'un véritable temps d'adaptation avant de se comporter normalement avec les habitants de Sand Valley. Il ne se faisait pas d'illusion on le prenait encore pour un mec louche mais les gens commençaient à s'habituer à lui. “T’as pas besoin de te racheter. Je m’en suis remis. Quant à l’autre connard, il le paiera tôt ou tard c’est qu’une question de temps. Toi si tu veux me faire plaisir, sors de ma vie et ne reviens plus jamais. T’as jamais existé pour moi.”

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MessageSujet: Re: on s'est quitté l'amour dans l'âme ø megara   Lun 12 Juin - 17:02

Leur conversation n'allait pas en s'arrangeant. Chaque propos de Megara lui était renvoyé comme un boomerang destiné à l'écorcher. Maintenant qu'elle était en face de lui, le jeune homme en profitait pour lui cracher son venin. Elle n'était pas habituée à ce qu'il la traite de la sorte, elle avait presque l'impression d'entendre Léo. Ses regards protecteurs s'étaient transformés en éclairs accusateurs et ses mots tendres en répliques cassantes. Et, même si cela était loin d'être agréable, elle ne pouvait feindre la surprise. Pas après ce qu'il avait enduré par sa faute. Au contraire, c'était même plutôt étonnant qu'il ne l'ait pas encore jetée dehors, un coup de pied au cul. Sans doute la curiosité était trop forte et avait-il voulu entendre ce qu'elle avait à lui dire, quitte à remuer le couteau dans la plaie. A croire qu'elle n'était pas la seule des deux à posséder une part de masochisme en elle. En tout cas, aussi sincères soient-elles, il ne se laissait pas attendrir par ses belles paroles et le lui faisait clairement comprendre. Qu'elle soit désolée ou non ne changeait rien à ce qu'elle avait fait et encore moins à la suite des événements. Elle le savait, mais au moins, elle lui avait exprimé ses regrets et c'était déjà un bon début, du moins à ses yeux. Chaque chose en son temps, car ce n'était pas demain la veille qu'il passerait l'éponge et se déciderait à tourner la page. S'armer de patience allait donc certainement être requis. Ce n'était pas son fort, mais elle tenterait de faire avec ; ce n'était pas comme si elle avait bien le choix de toute façon. Et puis, cela prouverait déjà un peu plus son implication. Pour le moment, il semblait encore penser que sa présence était un coup monté et que Léo tirait une nouvelle fois les ficelles. D'ailleurs, il ne se gêna pas pour lui rappeler que ce dernier, en plus d'être tordu, s'était servi d'elle et n'avait jamais partagé ses sentiments. « Tu crois que j'suis pas au courant ? » Elle avait mis un peu de temps, mais finalement, elle avait ouvert les yeux sur cet homme et avait découvert sa vraie nature. Néanmoins, elle n'avait pas eu le choix que de continuer cette mascarade, gardant en tête la principale raison pour laquelle elle avait accepté au départ, à savoir sa mère. Une vraie blague en sachant que Léo n'avait jamais tenu parole. Elle aurait pourtant dû le savoir, pour l'avoir vu faire avec certains collaborateurs. Elle était consciente qu'il n'était pas digne de confiance mais cela ne l'avait pas empêchée de séduire Gabe puis de le trahir. Pour le coup, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même.

Gabe avait également raison sur un autre point : l'Italienne était bornée. Quand elle avait une idée derrière la tête, il était difficile de la dissuader de faire machine arrière. Il n'était d'ailleurs pas le premier à le lui faire remarquer ; elle avait toujours été comme ça et ce n'était pas prêt de changer. Ce trait de caractère pouvait tout aussi bien être une qualité qu'un défaut même s'il lui avait plus souvent porté préjudice. Mais cette fois-ci, peut-être serait-ce un atout qui l'aiderait à améliorer sa relation avec le jeune homme. C'était ce pour quoi elle avait fait tout ce chemin jusqu'ici après tout, bien qu'il semblait avoir du mal à la croire. Ce qui était toutefois compréhensible, compte tenu des circonstances. Il était sur la défensive, se préparant à la moindre éventualité. Néanmoins, Megara le prit légèrement au dépourvu lorsqu'elle mentionna leurs nuits dans sa chambre, occupés à refaire le monde ensemble. Ce qui au début, n'était qu'une partie de son plan pour le faire davantage tomber dans ses filets, devint son échappatoire, le moment qu'elle attendait le plus après une interminable journée au bar, entourée d'ivrognes. Malheureusement, ce souvenir n'eut pas l'effet escompté puisqu'il raviva la colère du concerné qui ne mâcha une nouvelle fois pas ses mots. « Les filles comme moi ? » répéta-t-elle, les sourcils froncés. Loin d'être naïve, elle savait que l'image qu'elle renvoyait n'était pas toujours gratifiante. Non seulement en raison de son physique de femme sulfureuse, mais également en raison de son attitude qui pouvait être provocante. Les gens se faisaient facilement de fausses idées à son sujet, comme le fait qu'elle n'avait pas grand chose dans la cervelle ou que c'était une fille facile. Si cela l'exaspérait au début, elle avait fini par s'y faire et même à en jouer dans le but de les manipuler pour en tirer certains bénéfices. Pourtant, ils se trompaient lourdement et ne s'attendaient pas à ce qu'elle puisse être redoutable. « C'est marrant que tu dises ça... » Elle imaginait que c'était principalement la colère qui parlait et qu'il cherchait à lui faire du mal comme elle lui en avait fait. Peut-être ne pensait-il même pas ses propos, elle ne pouvait rien affirmer. Pourtant, l'entendre lui dire ceci ne la laissait pas insensible et si elle pouvait comprendre qu'il cherchait à se défouler sur elle, c'était mal la connaître que de penser qu'elle se laisserait faire sans rien dire. « … sachant que t'es jamais arrivé à me baiser. » Elle n'avait pas pu s'en empêcher et il y avait fort à parier pour qu'il n'apprécie pas son ton insolent. Mais voilà, elle en avait assez de laisser les Massimo lui manquer de respect. Elle avait subi cela bien trop longtemps à son goût en permettant à Léo de la traiter comme sa marionnette, et maintenant qu'elle était enfin libre de son emprise, ce n'était pas à l'aîné de la fratrie à s'y mettre en l'insultant. Le ton monta alors, et ce dernier lui ordonna de le regarder avant de dévoiler ce qu'elle savait déjà. « Évidemment que je te connais. Ce que tu me dis là, je le sais déjà. Mais tu l'as dit toi-même, j'suis butée. » Traduction, ce n'est pas parce qu'elle essuyait un refus qu'elle allait simplement abandonner et repartir d'où elle venait. Elle s'était préparée à l'idée qu'il écourte la conversation, ce qu'il fit ensuite, en demandant à ce qu'elle sorte de sa vie. Elle trouva cela radical mais ce qui la marqua le plus fut ses derniers mots, à savoir qu'elle n'avait jamais existé pour lui. L'entendre lui dire ceci lui fit plus mal qu'elle ne voulait l'admettre mais elle tenta de ne rien montrer, ne voulant pas lui offrir ce privilège. Elle se contenta de détourner le regard l'espace de quelques secondes, comme pour reprendre un peu de contenance. « On sait tous les deux que c'est faux. » rebondit-elle en prenant le risque de s'approcher un peu plus de lui. « Même si je sors de ta vie, tu penseras toujours à moi Gabe. J'existerai toujours. » Une fois à sa hauteur, elle planta ses deux iris dans les siennes. « Tu veux que je te fasse plaisir, mais je le ferai pas. Pas comme ça, pas en disparaissant une nouvelle fois de ta vie. Et dans le fond, j'espère que toi non plus t'en as pas envie. » Elle avait envie de le toucher, de sentir sa peau contre la sienne mais elle n'en fit rien, conservant toujours une certaine distance entre eux. « Maintenant que je suis là, je compte bien y rester quelques temps... Qui sait, je vais peut-être finir par me plaire ici. » Elle ne savait pas trop comment il allait réagir à cette nouvelle mais elle guettait déjà sa réaction.

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MessageSujet: Re: on s'est quitté l'amour dans l'âme ø megara   Mar 20 Juin - 17:56

Il voulait qu'elle parte car les sentiments que lui imposaient sa présence étaient insupportable. C'était comme si le monde le monde s'était embrasé autour de lui, un incendie dévastateur duquel il était pris aux pièges. Son regard de braise n'avait que pour résultat que de le consumer seconde après seconde. Mais putain, comment cette nana avait pu se retrouver sur son chemin... Il lui avait tout donné, sans réserve. A l'instant même où elle avait posé les yeux sur lui et qu'il avait senti son parfum, une autre vie avait commencé pour lui. Une vie rythmée la belle brune. Il organisait toute ses journées dans l'espoir de la voir, ralentissait sa consommation d'alcool car la pensée même de son existence le faisait planer. Il loupait des rendez-vous importants, déléguaient des grosses livraisons. Beaucoup de membres du gang avait compris que quelque chose avait changé. Alors qu'avant la villa était sans cesse ouverte à tous les vents, Gabe filtrait progressivement les gens qui y mettaient les pieds, éconduisant les nanas de petite vertue qui y traînait du matin au soir entre deux parties de jambes en l'air et des rails de coke. Les mecs qui avaient le droit de crécher à temps plein dans l'immense villa du gang était parfois assigné à leur chambre car Gabe ne voulait pas qu'ils croisent Megara et l'emmerdent avec leurs blagues graveleuses et leurs regards lubriques. Megara était son précieux bijoux et il ne tenait pas à ce que quiconque s'en approche. Elle savait pas à quel point elle était devenue importante à ses yeux, elle croyait le savoir car elle avait sans doute lu la détresse dans ses yeux quand son frère et les autres membres du gang l'avaient passé à tabac devant elle au sommet de cette montagne de LA mais elle n'en savait rien. Elle n'avait jamais su. Sinon elle n'aurait jamais osé.

Et la colère revint, sourde, douloureuse. Elle aurait enfoncé une lame dans son torse, la sensation aurait été la même. Megara semblait jouer avec ses nerfs, insistant sur le fait qu'il ne l'avait jamais baisé. Elle savait que là en particulier elle touchait son ego. Gabe s'était toujours demandé pourquoi Megara refusait d'aller plus loin avec lui. Il avait tenté de sonder les autres mecs du bar où elle travaillait pour savoir ce qu'il en était, bien sûr ces trous du culs ne lui avaient rien dit. Avec le recul, il se demandait si eux aussi n'étaient pas au courant de la supercherie. "Et t'es fière ? Tu crois que t'as quoi de vanter de t'être comporté comme la pire des allumeuses ?" Il se souvenait de son corps satiné au clair de lune, seulement habillé d'un bikini noir dont elle avait enlevé le haut, cachant pudiquement sa poitrine avant d'effectuer quelques brasses dans l'eau de la piscine immense. Il aurait pu se couper une des deux mains pour avoir le plaisir de pouvoir la toucher avec une autre. Mais c'était la limite de Megara. Pourtant, il pouvait jurer qu'il lui était arrivé de sentir un plaisir réciproque. Il était sûr qu'elle avait galérer à résister à la tentation bien souvent mais la jeune femme n'avait jamais cédé à l'appel de la chair malgré les relances incessantes de Gabe qui se consumait de désir pour elle ses yeux impitoyables.

Et elle se rapprocha. Il sentit immédiatement qu'il avait du mal à respirer, il se contenait difficilement. La colère s'estompait au fur et à mesure qu'elle réduisait la distance entre eux et elle était là la sorcellerie de Megara. Car elle savait exactement comment se comporter pour se rapprocher de lui. Elle n'échouait jamais. "Sorcière..." murmura t-il. Elle ne comptait pas partir, elle voulait rester là et voir jusqu'à quand il pourrait tenir avant de lui pardonner. Elle voulait lui prouver quelque chose. Après avoir détruit sa vie elle était tentée de reconstruire quelque chose sur des ruines. Gabe ne pouvait s'empêcher d'ignorer ce qu'il ressentait mais sa méfiance était immense à l'égard de la belle barmaid. Comment était-il raisonnablement possible de pardonner de tels acte ? Une telle trahison ? "Tu veux rester ici ? Tu vas pas tenir trois jours, y'a rien à faire ici Megara. Regarde moi, j'ai pas choisis cette ville par hasard : y'a rien à en attendre et c'est exactement ce que je voulais. Une ville qui ne me décevrait pas car j'en attends rien." Il marqua une pause et la regarda. Elle soutint son regard et il se sentit complètement défaillir. "Je peux pas... Je peux pas revivre ça.... J'ai pas la force..." La pièce commençait à tourner. Mais putain qu'est-ce qu'il arrivait ? Il s'écarta, se laissant tomber sur le canapé. "Eh boss !" Gabe releva la tête et regarda son vigil Max, un grand black aussi grand que large. "C'est une petite nouvelle ? Salut petite beauté, j'ai hâte de voir ça sur le podium ! Bordel de merde, mais on va faire un max de profit avec une créature pareille patron! Je suis sûre que--" "Dégage Max, c'est pas une nouvelle. Dégage." Max étouffa un rire, ne se gênant pas pour reluquer Megara avant de rajouter. "Chef y'a un mec devant qui fait des problèmes, il est totalement arraché et il parle mal. On en fait quoi ?" Gabe releva doucement la tête, le regard noir. "Qui est payé pour faire le vigile ici ?" Max le fixa quelques secondes, il fallait sûrement répondre quelque chose d'insolent mais au lieu de ça il secoua la tête et s'éclipsa derrière l'épais rideaux bordeaux qui séparait les écrans de contrôle du bureau. Gabe n'en revenait pas, il se demandait si il n'était pas temps de faire un peu de ménage dans cette boite. Il ne pouvait pas rester ici. "Autant se tirer d'ici, puisque tu veux pas partir je suppose que je vais devoir m'occuper un minimum de toi. Je loue une chambre d'hôtel dans le sens, faute de trouver un appart. Tu veux poser tes affaires là-bas en attendant de trouver un Airbnb ou quoi ? Tout est complet en ce moment. Sinon je peux demander à une des filles de t'héberger jusqu'à ce que tu prennes un vol en sens inverse car tu te seras rendu compte que c'est trop tard pour réparer les pots cassés." Il ne savait pas pourquoi il s'emmerdait à faire ça mais de toute façon, foutu pour foutu... Maintenant qu'elle était là... Il voulait au moins s'assurer qu'elle dormirait quelque part en sécurité ce soir.


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