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 sur un malentendu ça peut marcher — dee

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Gabe Massimo

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Messages : 241
Credits : CLASS WHORE
Quote : “Every man has his secret sorrows which the world knows not; and often times we call a man cold when he is only sad.”
Job : EX-BOSS GANG & HARD DRUG DEALER. WANNA MESS WITH ME?
Relationship status : THE BEST WAY TO AVOID A BROKEN HEART IS TO PRETEND YOU DON'T HAVE ONE.

MessageSujet: sur un malentendu ça peut marcher — dee   Mer 3 Mai - 12:45


SUR UN MALENTENDU, CA PEUT MARCHER

 Des rayons de soleil timides filtraient à travers les nuages tandis que la douceur du mois de mai s’installait peu à peu. Remontant l’allée principale du parc avec la démarche qu’on lui connaissait, Gabe tâta le dessus de sa poche intérieur où résidait bien sagement le sachet de cocaïne qu’il s’apprêtait à donner à une cliente. Les parcs étaient un lieu de deal vieux comme le monde mais terriblement efficaces car relativement discrets.  Gabe avait laissé son éternel blouson en cuir dans sa chambre d’hôtel miteuse pour revêtir une tenue un peu plus random, afin de ne pas attirer les soupçons. Il était parfaitement au courant que tout le monde savait qu’il était nouveau en ville et les gens étaient suspicieux. Ils n’avaient même pas idée à quel point ils faisaient bien de l’être : ils avaient effectivement de quoi s’inquiéter car partout où Gabe mettait les pieds il trainait avec lui sa noirceur et la damnation. Un programme peu réjouissant en perspective n’est-ce pas ? Le bel italien n’avait pas beaucoup d’informations sur sa nouvelle cliente : il ne l’avait jamais vu et la description qu’il lui avait laissé était un peu nulle. Elle avait précisé qu’elle portait un perfecto et étant donné les tendances actuelles : quelle nana d’environ 25 ans ne portait pas de perfecto ? Elle disait s’appelait Sharon et qu’il n’avait qu’à se mettre à proximité de la fontaine centrale pour la reconnaître soit.

Gabe arriva au supposé lieu du rendez-vous et jeta un regard circulaire autour de lui. Une maman qui lisait avec son bébé dans la poussette, des étudiants qui mangeaient sur le pouce. Un autre qui assis dans l’herbe semblait rassembler toute sa concentration pour rouler son joint. Aucune nana avec un perfecto en vue. Son instinct lui faisait dire que c’était un faux plan, Gabe avait de l’expérience et même si lorsqu’il était à LA il n’avait pas besoin de se rendre sur le terrain car il avait assez de mecs pour le faire, il avait gardé ses réflexes. Il vit alors une nana assise sur un banc, seule, le nez rivé sur son téléphone. Elle portait ce qui semblait être un perfecto. Gabe prit son air dégagé et marcha jusqu’à elle avant de s’asseoir à côté d’elle sur le banc. « Tiens, 1 grammes, ça fait 60 dollars s’il te plait. Glisse moi ça discrètement. » Devant l’absence de réaction de sa supposée cliente, Gabe haussa les sourcils : « T’as compris ou faut que je ré-explique ? » Il tourna la tête vers elle et vit qu’elle le regardait avec de grands yeux. Elle était défoncée ou quoi ?! « Bah dis quelque chose ! »

EXORDIUM.

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where my demons hide
“Inside, my soul became so cold I hated everything. I even despised the sun, for I knew I would never be able to play in its warm presence. I cringed with hate whenever I heard other children laughing, as they played outside. My stomach coiled whenever I smelled food that was about to be served to somebody else, knowing it wasn't for me.”  ▬
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MessageSujet: Re: sur un malentendu ça peut marcher — dee   Jeu 4 Mai - 10:10

Elle n'a pas fermé l'oeil de la nuit, elle est épuisée - d'où les baillements incessants de ce matin. Au bout du troisième café, elle s'est senti irritable et a préféré se rabattre sur de la tisane. Sa pause-déjeuner arrive enfin. Elle chausse ses patins, quitte la boutique en veillant à ce que la porte d'entrée soit bien fermée. Elle silonne les rues, ses écouteurs vissés à ses oreilles en dodelinant frénétiquement de la tête. Comme à son habitude, elle commande un donut à emporter et le savoure en slalomant entre les piétons, saluant sur son passage des clients réguliers du magasin de musique. Elle fait un rapide crochet vers le parc où elle s'installe à son aise sur un banc, à l'ombre, se déchausse et profite pleinement sa pause en toute tranquilité. A moitié avachie, elle contemple la verdure environnante, elle sort son étui à clopes, s'en grille une et savoure cet instant propice à la détente en toute décontraction. Elle est tirée de ses rêveries quand un inconnu l'aborde. Un dealer donc puisqu'il lui informe le prix de la marchandise. Delores cille à peine, à croire que ce genre de commerce ne l'a choqué pas plus que ça. Elle réajuste sa posture, dévisage longuement son voisin de banc, arquant un sourcil interrogateur à son encontre et lui rétorque sans détours : « Je rêve ou tu me prends pour une camée ? » Susceptible comme elle est, elle prend vite la mouche, Lo. Elle lâche un rire sardonique, tire une latte de sa clope sans le lâcher du regard un seul instant. Un court laps de temps s'écoule pendant qu'elle cogite et elle réalise rapidement que c'est une méprise, faisant le rapprochement entre la blonde à la veste en cuir d'en face et elle. A s'y méprendre, elles portent quasiment le même perfecto pour un non averti. Celui de Sheperd est unique en son genre, elle l'a hérité d'un lointain oncle, un ancien motard reconverti dans la menuiserie, comme l'atteste l'écusson au dos. Elle roule les yeux au ciel, excédée. « Je vois ... », qu'elle soupire en croisant les jambes avec désinvolture, déviant ses iris verts pour les poser sur la vraie cliente du barbu, l'invitant à l'imiter à son tour. « Il y a erreur sur la personne, mon gars. Ta cliente, est là-bas. » Elle reporte son regard sur lui, un sourire en coin, épiant la moindre réaction de la part du bel inconnu à ses côtés. De la fumée s'échappe de plus bel de sa bouche vermeille. Sharon Dunbar, une cocaïnomane ? Qui l'aurait cru ? Premère nouvelle. Un sourire mesquin se glisse sur ses lèvres à la pensée d'une telle découverte. Si ça s'ébruite, le précieux sang des Dunbar n'en fera qu'un tour en apprenant que leur fille adorée est une droguée. « Miss Perfection n'est pas si parfaite finalement. », en conclut-elle, moqueuse. Elle n'a jamais supporté l'hypocrisie de cette ville et se fait un malin plaisir d'en dévoiler les contradictions quand la situation l'exige. Il faut l'avouer que cette situation l'amuse beaucoup. Dans son élan jubilatoire, elle en a presque oublié l'existence du brun. « Pour la discrétion, on repassera. T'as pas choisi la bonne ville pour tes combines. », qu'elle lui fait remarquer avec sa franchise légendaire, mais toujours avec ce sourire mutin qui la caractérise si bien. Il n'est pas du coin, le type. Les commérages vont bon train ici. Il faut savoir faire profil bas pour éviter les problèmes. Mais Delores Janis Sheperd s'en fout royalement des on-dit. Elle écrase sa clope sur le bitume, le ramasse tout de suite, attrape ses patins qu'elle porte sur ses épaules puis se tourne vers lui. Elle lui lance d'un ton nonchalant : « Bon, tu viens ? » Elle n'a pas froid aux yeux, la petite. Elle est comme ça, Dee, imprévisible.
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Gabe Massimo

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MessageSujet: Re: sur un malentendu ça peut marcher — dee   Jeu 4 Mai - 10:56

Et c’est lorsque la nana l’envoya complètement péter que Gabe réalisa qu’il avait passé trop de temps hors du terrain, bien au chaud dans ses gros canapés en cuir à compter les liasses, passer des coups de fil et organiser le prochain coup.  « Nan t’as pas une tête de camée, mais je pense pas qu’une ou deux traces de temps en temps te dérange vraiment. Quoiqu’à ta tête, je pencherais plutôt pour de l’herbe. » Il n’avait pas aimé le ton sur lequel elle lui avait parlé. Il n’était pas venu là pour qu’une meuf hautaine le prenne de haut. Surtout qu’il s’était foutu dans une position compliquée. Une fois de plus.
L’avantage d’être chef de gang c’est qu’on avait assez de gars pour faire le sale boulot, Gabe avait plus l’habitude de fumer des joints ou des cigares le cul devant sa piscine à débordement ou devant sa cheminée ultra design que de foutre des coups de pression et dealer. Mais maintenant que son père l’avait déchu de son trône, Gabe était obligé de retourner aux bases et le deal était une excellent moyen de subsidier financièrement jusqu’à ce qu’il trouve une solution pour retourner à Los Angeles et récupérer sa place. Rien que d’y penser, son sang se figer dans ses veines et il sentait la colère agiter nerveusement son corps mais pour le moment il se devait de rester froid et de faire ce qu’il fallait faire. Sauf que s’il commençait à dealer de la drogue aux mauvaises personnes il ne risquait pas d’aller bien loin. D’ailleurs, cette drôle de nana se gênait pas pour lui faire remarquer. Il la vit tourner le regard et Gabe le suivit. Effectivement, la nana en perfecto en face de lui avait l’air d’être là pour la même chose que lui, regardant nerveusement à droite et à gauche elle faisait vraiment chauffer. Elle n’avait pas la décontraction de la cliente habituée. « Putain mais elle a la tête d’une collégienne qui sèche l’école pour la première fois. » Gabe poussa un long soupir et se leva pour exécuter sa transaction. Il pouvait dire au premier coup d’œil que la Sharon en question était une petite bourgeoise des beaux quartiers, ça se voyait à ses dents parfaitement blanches et rectilignes. Et son sac Céline était également un bon indice sur le salaire annuel de ses parents. Gabe savait bien à quel point les plus propres pouvaient avoir les mains sales. C’était toujours un plaisir pour lui de pervertir les petites perles précieuses de la haute société. Ca prouvait qu’ils étaient comme tout le monde, même si ils dormaient dans des draps en satin et qu’il y avait trois fourchettes et trois couteaux sur leurs tables. De façon, on finirait tous au même endroit. Gabe la fit filer le plus vite possible, même si il vit dans son regard qu’elle ne s’attendait pas à un mec comme lui. Quand il revint vers le banc pour récupérer ses clefs qu’il avait laissé par inattention, la fille qu’il avait pris au début pour sa cliente lui rétorqua que la discrétion n’était visiblement pas son fort. Massimo junior lui lança un regard noir « Vu la tête qu’elle a fait quand elle m’a vu, je suppose qu’ici vous êtes plus habitués à vous fournir chez le faux thug du lycée que chez des mecs qui sont vraiment dans la came. C’est pas mon problème. » Gabe imaginait aisément le petit gringalet de l’école du coin distribuer ses poudres magiques. Gabe nota dans un coin de sa tête de se renseigner sur le taux de criminalité de Sand Valley. Il s’apprêtait à rentrer à son hôtel lorsque la nana se leva puis fit quelque pas avant de se retourner. La question qu’elle lui posa le laissa sur le cul. Il s’escalafa. « Venir où ? T’es malade ou quoi ? » Lorsqu’une nana lui demander de la suivre c’était en général soit un prostituée, soit une michto et cette nana n’avait l’air ni de l’un ni l’autre. Ou sinon Sand Valley avait des prostituées très spéciales. Gabe hésita un instant, puis se dit qu’il n’avait rien de mieux en faire alors il emboita le pas de cette drôle de petite meuf qui piquait sa curiosité pour de bon. « T’es grave chelou toi, tu viens de voir que j’étais un dealer et tu me proposes de te suivre ? Qu’est-ce qui va pas chez toi ? T’as pas d’instinct de survie, tu t’emmerdes à ce point dans ta vie ? Ou peut-être que t’es un manque ? Va falloir que tu m’expliques. » Il sortit une clope de son paquet et la glissa entre ses lèvres, se demandant quelles étaient les motivations de cette nana et à quoi il devait s’attendre. Si ça se trouve, elle l’emmenait direct au poste de police.

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MessageSujet: Re: sur un malentendu ça peut marcher — dee   Ven 5 Mai - 11:36

On ne peut clairement pas se poser tranquille sans qu'un dealer de seconde zone se ramène et te nique ta pause déjeuner. Delores ne se fait pas prier et lui fait comprendre son agacement et pas de la façon la plus subtile, il faut le reconnaître. Elle l'a envoyé paître et sa réponse ne se fait pas attendre. « Nan t’as pas une tête de camée, mais je pense pas qu’une ou deux traces de temps en temps te dérange vraiment. Quoiqu’à ta tête, je pencherais plutôt pour de l’herbe. »  Avec un sarcasme non dissimulé, elle lui réplique : « Bien joué. On voit que tu connais bien ton métier, bravo. » Elle roule les yeux au ciel en affichant un air blasé. Il reste que le gars est dans le pétrin puisque sa cliente n'est nulle autre que Sharon Dunbar et Dee s'en réjouit de la situation en la voyant agir à l'encontre de la morale bien pensante familiale à laquelle elle a été éduquée dès le berceau. Elle jubile, Dee, de voir le vernis de la perfection et du faux-semblant craqueler légèrement, comme le teint livide de Sharon en atteste. Vraisemblablement, la culpabilité est telle qu'elle s'est dégonflée en voyant le barbu en question, par crainte d'être démasquée. C'est sûre qu'avec la dégaine qu'il se tape, le type ne passe pas inaperçu. En la voyant détaler, les témoins aux alentours - des hypocrites pour la plupart - incomberont sûrement cette panique soudaine à un trop plein de stress mais que par derrière, ils n'hésiteront pas à la blâmer. Navrant. Comme à son habitude, Dee ne peut s'empêcher de mettre son grain de sel en faisant part à son voisin que la discrétion n'est pas son fort. Et pour un dealer, c'est la base. Il la fusille du regard et la blonde ne cille pas, se contentant de soutenir son regard, la clope au bec. « Vu la tête qu’elle a fait quand elle m’a vu, je suppose qu’ici vous êtes plus habitués à vous fournir chez le faux thug du lycée que chez des mecs qui sont vraiment dans la came. C’est pas mon problème. », qu'il lui balance. C'est clair que ce n'est pas à Sand Valley qu'il se fera un réseau correct. La méfiance est de mise dans le coin et tout étranger à la ville n'est que parasite. Derrière cette façade bien léchée et cette tranquillité apparente, il y a des remous pour troubler le quotidien des autochtones. Elle acquiesce en soupirant: « T'as tout compris, mec. »  Dee ne compte pas s'éterniser longtemps, en passant à autre chose. Elle ne tarde pas à se redresser du banc, ses patins sur l'épaule et propose au brun de la suivre. Une demande qui sort de nulle part, mais qui a l'avantage de provoquer chez son interlocuteur l'effet escompté. Et de toute évidence, il la prend pour une détraquée. Bon, ses plans sont tombés à l'eau ; dommage pour lui. Pour ne pas éveiller davantage les soupçons, elle n'hésite pas à offrir à cet inconnu le seul et unique moyen de se fondre dans la masse et de rebondir après cet échec cuisant: l'intégration. Et pour se faire, encore faut-il qu'il coopère et c'est mal parti. En même temps, la nana occulte volontairement ses intentions et opte pour quelque chose de plus rentre-dedans - quitte à se faire passer pour une allumée voire une allumeuse apparemment. Et ça marche. Elle s'esclaffe, puis hausse des épaules. « Peut-être un peu. Qui sait ? », dit-elle sournoisement, en affichant un sourire espiègle. Elle marche quelques mètres avant d'être de nouveau prise à parti par lui. Elle est parvenue à le décontenancer et elle est loin d'en avoir terminé avec lui. Une tornade blonde déferle à présent sur lui. Elle vient à sa rencontre, réduisant drastiquement l'écart entre eux. Elle ne se fait pas prier, pose son index sur le torse du gars en toute impunité et déclare le fond de sa pensée à voix basse: « Primo, arrête avec tes clichés du dealer parce que ça marche pas avec moi. De toute façon, qu'est-ce que tu vas me faire hein ? J'suis en terrain connu ici. Tu vois pas que j'essaie de te sortir du pétrin. » Elle lui évite de se taper encore plus l'affiche. En traînant avec elle, il ne risque rien. Du moins, en théorie. Quand elle s'est faite comprendre, elle recule et pose sa main sur sa hanche. « Deuxio, ma libido se porte très bien, merci de demander. », qu'elle lui rétorque en grimaçant. Sa langue fuse et claque. Elle ne cherche pas se le taper, bien qu'il ait un physique plus qu'avantageux. Elle n'a pas vraiment la tête à ça en ce moment, elle a d'autres besoins à assouvir. « Et tertio, si tu veux tout savoir, j'ai la dalle. Dans mon grand élan de générosité, je t'invite à déjeuner. C'est ça ou je te balance au flic. » Le ton se veut grave et menaçant alors qu'elle le provoque exprès et le fait marcher. Elle finit par relâcher la tension en éclatant de rire. « Oh, c'est bon. Je déconne. T'aurais vu ta tête ... » Elle n'est pas une balance, Dee. Elle serait bien la dernière personne à le juger et puis, elle ne le connaît pas et ses histoires de deal ne la regarde absolument pas. Par contre, elle est toujours prête à accueillir les nouveaux arrivants. Elle reprend son sérieux et arbore cette fois-ci un sourire dénué d'ironie, un sourire complice. « Ca te tente ? » Elle connaît un bon resto à deux pas d'ici. Il n'a rien à perdre et puis, ce n'est pas comme si il avait d'autres choses à faire de sa journée. Autant la passer en bonne compagnie, non ?
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Gabe Massimo

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MessageSujet: Re: sur un malentendu ça peut marcher — dee   Lun 8 Mai - 12:17

Gabe expia la fumée entre ses lèvres et jeta un coup d'oeil circonspect à la nana. Il n'aimait pas du tout le ton sur lequel elle lui parlait, elle essayait sans doute de se donner un genre de petite gamine effrontée alors qu'elle éclaterait en sanglot si elle savait un quart de ce qu'il avait fait d'horrible dans sa vie. Gabe ne savait pas trop comment la prendre, il se méfiait des filles qui parlaient trop, qui se montraient entreprenantes et insolentes. C'était généralement des femmes qui avaient quelque chose à prouver, ou qui souffraient de troubles de psychobitch flagrant. En temps normal, Gabe n'avait pas le temps pour ce genre de conneries mais franchement depuis qu'il était exilé à Sand Valley ses journées étaient monotones et longues, on était bien loin des jours qui ne se ressemblaient jamais du temps de sa vie californienne lorsqu'il était encore chef de gang. À présent il devrait se faire à cette nouvelle vie en attendant de trouver la solution qui lui fera récupérer son trône. Et visiblement, gérer le genre d'imprévus qui s'offraient à lui en faisait partie.
L'inconnue dont il ne connaissait toujours pas le nom s'avança jusqu'à lui et enfonça son index dans son torse, Gabe haussa les sourcils, perplexe devant tant d'audace. Elle le prenait pour un simple dealer ? Franchement c'était vexant et Gabe dans un sursaut de fierté faillit la remettre à sa place mais visiblement comme ça l'amusait de se comporter comme la peste du lycée, il décida de la laisser voguer dans son délire. "T'es d'une arrogance... Je sais pas pour qui tu te prends mais je peux te dire à vue d'oeil que ton égo est aussi gros que le cul de Kim K. C'est affolant." rétorqua t-il en secouant la tête. Non contente de l'agacer, elle se mit à le menacer. C'était soit il l'accompagnait déjeuner, soit elle le balançait aux flics. Wow, ok, la nana avait vraiment un soucis. Gabe la fixa quelques secondes jusqu'à ce qu'elle le "rassure". Le mafieux la rattrapa alors par le poignet assez brusquement, serrant assez pour ne pas lui faire mal mais pour qu'elle comprenne qu'il était sérieux, il planta son regard sombre dans le sien, et alors qu'il avait encerclé son poignets de sa poigne dure et ferme il vociféra entre ses dents "T'avises plus jamais de me menacer, même pas pour rigoler. T'oses même pas imaginer à qui t'as affaire, donc calme toi sur les délires de flics et autres conneries. T'entends ?" Il la relâcha, et remarqua que des gens autour les regardaient bizarrement. Ok la nana avait raison sur au moins un point, ce n'était pas un maître de discrétion mais Gabe ne supportait pas d'être traité de cette façon, il était orgueilleux et soupe au lait : mignonne ou pas, femme-enfant ou pas il était hors de question de se laisser parler de cette manière. "Je suis sûre que t'es une nana intelligente, tu comprends que y a des trucs à pas faire, hein poupée ?" Gabe devait annoncer la couleur sans plus attendre, une réputation se faisait rapidement et visiblement son interlocutrice était assez connue ici pour avoir le loisir de les faire ou les défaire. C'était exactement ce dont Gabe avait besoin pour s'affirmer à Sand Valley et éviter qu'on ne vienne le faire chier avec des conneries ou ce genre de comportement parasite. Gabe lâcha un soupir et regarda la belle inconnue. Y avait de fortes chances qu'elle se barre en courant maintenant mais si elle était aussi rebelle et opportuniste qu'elle en avait l'air, cette mise au point ne devait pas être un problème. "Bon maintenant qu'on a bien mis les choses au clair, il est où ton restau ?"

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MessageSujet: Re: sur un malentendu ça peut marcher — dee   

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